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Frédo à l’arrivée :

« Avec l’expérience que j’avais, cela reste simple de traverser l’Atlantique. C’est de faire marcher le bateau tout le temps à fond qui est devenu plus compliqué pour moi. Pendant 48 heures, je vais être dessus ; et après je le paye physiquement. Et puis surtout il a fallu que je gère le mât qui vient de la casse (remplacé en Espagne suite à une démâtage sur la première étape, ndlr). Je suis monté plusieurs fois dans le mât en pleine nuit, j’ai des coups partout. Deux, trois fois, j’ai failli de nouveau le voir tomber. Rien de dramatique pour autant, il est resté en place même dans des beaux vracs. Preuve que j’ai pu compter sur une bonne petite étoile qui m’a permis de m’apercevoir en pleine nuit que j’avais un hauban intermédiaire qui se baladait, ou de repérer que j’avais un problème de bastaque.

Ceux qui ont couru tout le temps, qui ont été au maximum tout le temps, qui n’ont rien lâché tout le temps sont vraiment méritants. Il faudrait deux classements, dont un en course croisière dans lequel j’avais plus l’impression d’être. Ce qui était très important pour moi, c’était d’arriver pour tous ceux qui m’ont aidé, les amis, l’association « À chacun son Everest ». C’était mon Everest d’arriver ici. 

Ce qui m’a fait plaisir, c’est de découvrir les bateaux modernes avec la quille et le bout-dehors qui basculent,  je n’avais jamais navigué sur ces bateaux là et j’ai vu un peu les performances dont ils sont capables. Lorsque je termine deuxième en 1985 et 1989, à cette époque-là, on construisait nos protos pour pouvoir participer. En revanche, il y a quelque chose qui n’a pas changé : c’est toujours aussi compliqué pour être sur la ligne de départ ; et en soi, cette quatrième Mini-Transat est une victoire.

Paradoxalement, si j’étais déçu qu’il y ait une porte au Cap Vert, le plus grand moment d’émotion que j’ai eu sur cette traversée, c’est le passage entre Santa Antao et Sao Vicente. En 1999, j’y suis resté sept mois et j’ai eu l’immense plaisir de voir au lever du jour le village que je connais bien… Quelle émotion sur un bord de reaching, c’était grandiose ! J’étais complètement abasourdi… »

Texte et images extraits de l’article du site de la mini-transat.

Classe Mini 6.50 Mini Transat

Le fil Facebook de Frédo

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